Garder son âme de start-up

2 mai 2019

Zibeline vous propose de découvrir les femmes et les hommes derrière Capital Energy. Créée en 2010, cette société propose aux consommateurs d'énergie de bénéficier de financements dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Pour le quatrième portrait de notre série, nous nous intéressons à Gautier, Directeur Général Adjoint délégué aux finances. En contact permanent avec les différents pôles de l’entreprise, il s’emploie avant tout à partager l’information.

Un métier qui bouge

Dans les grandes lignes, mon but est de donner à Capital Energy l’opportunité et les moyens de se développer.

Je suis entré dans l’entreprise en tant que Responsable Administratif et Financier, puis le poste a évolué librement au fur et à mesure. Aujourd’hui, je manage des équipes qui prennent en charge la comptabilité, la trésorerie ou encore le contrôle de gestion. Dans une société en forte croissance comme la nôtre, c’est un véritable challenge. Surtout, le dispositif des CEE comporte ses spécificités propres, d’où la difficulté parfois d’anticiper les besoins.

La base de mon métier, c’est le partage d’informations. J’ai souvent 2 à 3 réunions par jour ; il m’arrive même d’y passer la journée entière. A la suite du rachat de Capital Energy par le groupe Bureau Veritas, nous avons dû faire évoluer nos procédures comptables. Cela passe par beaucoup de travail de tests, d’outils, de logiciels, de façons de présenter nos reportings.

Nous sommes également en relation avec le Pôle National des CEE, ce qui implique d’aborder énormément de sujets techniques, juridiques et règlementaires. Bref, dans ce métier, ça bouge tout le temps !

Avoir la main

Nous devons être le plus agile possible. Réagir vite, utiliser nos connaissances, rester éveillés sur de nouveaux projets, repenser notre organisation en permanence. On ne voit jamais le temps passer. Ça change par rapport aux sociétés où j’évoluais avant, où j’avais moins la main. Chez Capital Energy, j’ai participé à la quasi-totalité des recrutements des collaborateurs que j’encadre : j’ai misé sur des profils à fort potentiel pour accompagner la croissance de la société... et ça paie.

Nous sommes en effet sur un marché avec une barrière forte à l’entrée : alors que nous étions une centaine de délégataires il y a peu, aujourd’hui nous sommes une vingtaine. Le Pôle a gardé les entreprises les plus solides et les plus sérieuses pour éviter de ternir l’image du dispositif.

La force de Capital Energy

Après avoir travaillé en entreprise et dans plusieurs cabinets d’expertise comptable avec des clients hétérogènes (avocats, médecins, agences de pub, marques de vêtements, etc.), je suis arrivé dans le secteur de la transition énergétique par hasard. Pourtant, avec Capital Energy, toutes mes expériences passées ont été nécessaires pour ce poste.

La vraie force de cette société, ce sont ses employés. Les collaborateurs s’entraident en permanence, participent aux réflexions, font avancer les choses. Nous avons mis en place un comité opérationnel ouvert à une dizaine de salariés. C’est l’occasion d’échanger, de comprendre chaque service, et de faire redescendre les informations chaque semaine. Ce partage, c’est vraiment ce qu’il y a de plus agréable. Finalement, Capital Energy est une entreprise qui a su garder son âme de start-up.

Le numérique a d’ailleurs une grande importance chez nous. Le dispositif des CEE étant particulier, nous n’avons pas de logiciel adapté. C’est le revers de la médaille : nous sommes peu d’acteurs, il existe donc peu d’outils. Nous nous adaptons, notamment en utilisant Salesforce qui nous permet de gérer une volumétrie forte avec des délais courts. L’idée, c’est d’arriver à aller vite pour automatiser les process et stabiliser les informations.

Un monde de solutions

D’ici quelques années, l’arrivée de la blockchain nous donnera probablement les moyens de révolutionner le dispositif des CEE en le rendant infalsifiable, inviolable et géolocalisé. Elle offrira une multitude d’applications, partout où l’on consomme de l’énergie.

Selon moi, l’avenir de la transition énergétique dépend en partie des acteurs financiers et des établissements bancaires. Ils doivent être capables d’accompagner la société dans son détachement des énergies fossiles, et d’investir dans des entreprises qui capitalisent sur le développement durable ou la production énergétique.

Un soutien financier accordé à des entreprises comme Capital Energy leur permettrait de conserver leur rentabilité. Nous n’aurions plus qu’à nous concentrer sur notre métier, plutôt que de jongler avec des besoins de trésorerie.