Agnès : un forum au service du patrimoine

Faire revivre un lieu historique et atypique

Faire revivre un lieu historique et atypique

16 avril 2019

Co-fondatrice et porteuse du projet culturel du Chant des Feuillants, je souhaite faire de la Chapelle des Feuillants – chef d’œuvre du XIXe siècle de Poitiers et classé aujourd’hui Monument Historique – un véritable forum artistique, un lieu d’échange et de culture.

Mon plan de bataille comporte deux volets :
1. Participer à la rénovation et à la création d’un endroit exceptionnel pour les artistes et les spectateurs
2. Offrir à Poitiers un lieu chargé d’histoire au service de l’Art et de la Culture

Récit d’un coup de foudre

L’histoire a commencé par un coup de foudre pour cette chapelle que j’ai connue par mon métier d’agent immobilier. Son propriétaire d’alors, l’EPHAD des Feuillants, étudiait depuis plusieurs années déjà un grand nombre de dossiers d’acquéreurs. Il y avait des projets spirituels, de loft, de bureaux… Aucun n’avait pour l’heure été retenu. J’ai présenté le projet du Chant des Feuillants qui a touché et convaincu mes interlocuteurs.

J’ai alors fait l’acquisition de ce merveilleux édifice qui avait connu d’étonnants rebondissements : en 1997 notamment, son état s’empirant, il a été question de raser la chapelle. In extremis, une association l’inscrivit au titre des Monuments Historiques. Passant de mains en mains, le bâtiment n’a cessé de se détériorer.

Aujourd’hui, la toiture est dans un état d’extrême urgence et nous mettons tout en œuvre pour la rénover rapidement.

Restauration de la toiture : un chantier colossal

La rénovation de la toiture est prioritaire pour sauver le lieu : l’eau infiltrée abime les peintures, les murs et les sols…

Le permis de construire a d’ores et déjà été déposé – une partie des fonds est récoltée mais nous poursuivons notre levée de fonds à hauteur de 3 millions d’euros, budget nécessaire à cette première étape.

Nos leviers sont divers : mécènes, “petits donateurs”, ventes de chocolats, concours et prix, subventions… Une souscription publique est en cours avec la fondation du patrimoine car nous avons besoin de chacun. Nous préparons également une vente aux enchères de vins et œuvres d’art pour octobre 2019. Une fois la toiture remise à neuf, nous passerons à l’aménagement intérieur.

Création d’un projet culturel

A l’heure où notre pays et l’Europe traversent de profonds bouleversements, nous croyons que l’art et la culture sont des vecteurs majeurs de réappropriation de l’éthique, de la citoyenneté partagée et du vivre ensemble.

La vocation du Chant des Feuillants s’inscrit dans la longue histoire du rayonnement culturel, scientifique et populaire de la ville de Poitiers. La mission de l’association est d’utiliser la chapelle pour déployer, accélérer et partager le goût de l’esthétique et des arts. La vocation du projet, c’est de faire revivre un lieu particulier, historique et atypique : la seule chapelle néoclassique de Poitiers.

Le Chant des Feuillants souhaite rassembler une communauté autour du lieu, en proposant des rencontres très variées :
– Concerts, spectacles, conférences et autres expositions
– Salon de thé avec une bibliothèque
– Mise à disposition de salles pour des artistes, pour leur permettre de répéter, de dispenser des cours ou d’initier le public à la découverte de l’art, faire naître des talents artistiques chez les enfants…
– Incubateur en art et culture pour la ville de Poitiers

Motivation et persévérance

Dans ce projet je souhaite que chacun puisse venir se déconnecter de ses soucis, et partager la beauté d’œuvres artistiques au plus grand nombre au cœur d’un monument historique abandonné. A nous les jeunes de savoir nous mobiliser pour notre patrimoine, de réveiller la mémoire d’une ville au souvenir de ceux qui ont travaillé pour ces lieux.

J’utilise les réseaux sociaux pour faire connaître le projet. Je sonde beaucoup des jeunes de 20 ans – enfants d’amis et cousins – pour bénéficier de leur savoir-faire en terme de communication. C’est aussi une manière pour moi de les impliquer : ils n’ont pas de moyens financiers pour soutenir le projet mais ils se mobilisent avec toutes les ressources qu’ils peuvent apporter.

Organisation, volonté, dynamisme, persévérance sont mes quatre piliers pour avancer. La machine est lancée, je ne peux plus reculer ! Dans les moments plus difficiles, je regarde alors tout ce qui a été fait au lieu de regarder tout ce qu’il y a à faire. Je me fixe sur le résultat final, qui doit devenir un lieu de paix grâce à la beauté des œuvres des artistes : j’avance comme cela !

Stanislas Bétoux, les joies de l’entrepreneuriat

Il évoque avec nous sa “plus grande émotion professionnelle”

Il évoque avec nous sa “plus grande émotion professionnelle”

11 février 2019

Après 4 ans chez BNP Paribas, Stanislas Bétoux crée BR Conseils avec son associé Alexandre Reinbold, un ancien assureur du GAN. Il s’agit d’un Cabinet de Gestion de Patrimoine & Courtage en Assurances.

Quelle est la force de BR Conseils ?
“Nous avons les tarifs d’une banque en ligne tout en conservant les services d’une banque privée”
La valeur que nous avons souhaité incorporer à notre offre et sur laquelle nous nous battons vraiment est la suivante : nous sélectionnons les meilleurs produits financiers et d’assurance auprès des établissements bancaires et compagnies d’assurance (Crédit Mutuel Arkea, April, AXA, etc.), et nous les proposons à nos clients aux tarifs les plus compétitifs et sans frais de courtage. Notre offre est totalement digitalisée et dématérialisée avec la signature électronique, ce qui fluidifie considérablement nos échanges avec nos clients, tout en conservant l’aspect humain.

Quelle est votre cible ?
Notre cible est multiple : nous nous adressons aux particuliers, aux professions libérales ainsi qu’aux entreprises. La confiance, l’expertise et la réactivité sont les trois piliers de notre relation client. L’immense majorité de notre travail consiste donc dans la recherche et dans le choix de partenaires de qualité, fiables et compétitifs, afin de servir au mieux l’intérêt de nos clients.

Votre vision ?
Notre vision repose vraiment sur l’accompagnement sur mesure et à long terme, et sur notre vif désir de constituer, quotidiennement, un soutien puissant aux projets de nos clients.

Qu’est-ce qui vous plait dans cette aventure ?
Je m’épanouis sincèrement dans ce métier où la dimension relationnelle, la confiance et la recherche insatiable de la qualité du conseil sont de mise. La diversité des clients, de leurs projets et de leurs univers (épargne, assurance et immobilier), me nourrit et me challenge à la fois : elle nécessite une grande capacité d’écoute, une vraie disponibilité et une expertise métier avérée. Le dépassement de soi est un plus : nous nous appliquons à être force de propositions et de préconisations sur la gestion de patrimoine, les contrats d’assurance et la mise en place de financements.

Un modèle ?
J’ai toujours été admiratif des grands capitaines d’industries tels que Jean Luc Lagardère, Vincent Bolloré et François Pinault qui ont façonné des empires. Cependant à mes yeux, Bernard Tapie se détache du lot et forme un véritable modèle. Il incarne et caractérise l’entrepreneuriat. Audacieux, dynamique et visionnaire, il a transformé en or tout ce qu’il a entrepris. Il a traversé des milliers de vies (entrepreneur, acteur, ministre, animateur télé, chanteur). Extrêmement combatif dans la lutte contre “le combat de sa vie”, il vaincra son cancer. Malgré toutes ses affaires, Bernard Tapie est pour moi l’entrepreneur par excellence. J’ai beaucoup d’admiration pour l’homme.

Par ailleurs, j’ai la chance de côtoyer et d’avoir comme mentor Anthony Ravau, fondateur de l’agence MyMedia. C’est un entrepreneur né, qui est devenu un ami. Il me partage son expérience de plus de 15 ans dans l’entrepreneuriat et me donne de nombreux conseils dans la création et le développement de BR Conseils.

Lève tôt ou couche tard ?
Je suis un “Lève tôt / couche tard”. Je ne dors pas beaucoup, je n’ai besoin que de 5 heures de sommeil. Je crois que c’est l’une de mes forces : cela traduit mon agitation et l’on peut dire, me semble-t-il, que je suis d’une nature très dynamique. D’ailleurs, un rituel pour démarrer la journée et la booster d’entrée de jeu : j’allume la radio pour écouter BFM Business tout en buvant mon café.
Ensuite vient le moment ou je m’installe à mon bureau. Là trônent les dossiers clients en cours, beaucoup de journaux de presse financière et quelques souvenirs symboliques tels que le faire-part de naissance de BR Conseils, une statue ramenée d’Afrique de l’Ouest et une photo avec mon père lors du mariage de ma sœur en Grèce il y 2 ans.

Une source d’inspiration ? Qu’est ce qui te fait vibrer ?
La “chose” à laquelle je tiens le plus est une photo dédicacée de mon acteur préféré, qui m’a été offerte par mon père pour mes 25 ans : Jean Paul Belmondo. Il incarne selon moi la folie, la joie et le cinéma français. Merci donc à mon père pour ce beau cadeau.
J’ajouterais que ma famille et mes proches sont à la source de mon inspiration. Je suis très à l’écoute de leurs remarques et de leurs conseils.

Dans ma vie il y a encore un autre symbole qui tient une place importante, sur un post-it : “The sky is the limit”. C’est un conseil qui m’anime et que je souhaite véhiculer parce qu’il est motivant, puissant et poétique ! Il est inscrit en toutes lettres dans ma chambre, c’est dire comme il est présent à mon esprit ! Cette maxime s’applique aussi à ma passion, passion qui me définit en partie : je suis un fou de sport, je passe la plupart de mon temps libre et mes weekends au Racing. Je nourris une véritable passion pour la compétition et le rugby. Si j’ai connu d’intenses émotions dans le rugby, la création de BR Conseils avec mon associé Alexandre reste pour l’instant ma plus grande émotion professionnelle : des sensations et une énergie qui m’ont marqué et me portent toujours.

Et ton désir pour BR Conseils ?
De tout mon cœur bâtir et pérenniser BR Conseils avec mon associé Alexandre Reinbold jusqu’au maximum de son potentiel de développement. Je suis convaincu que dans le monde de l’entreprise, plus on est petit, mieux on se porte. Mon rêve ultime n’est pas de créer un mastodonte avec mon associé mais de diversifier et de développer de nouvelles activités en créant de nouvelles entités.

Nathalie, l’entrepreneuse qui sort de son écrin

Chronique d’un collier de succès

Chronique d’un collier de succès

29 janvier 2019

Il y a 17 ans, j’ai créé les Perles de Philippine, une marque ultra féminine de bijoux en véritables perles de culture et perles de nacre.

Aujourd’hui, je dirige toujours cette entreprise et dessine moi même mes créations. Je fais un métier artistique. Au-delà de la dimension business, j’ai véritablement le coup de cœur pour mon produit. Partout, H24 et 365 jours par an, je source l’inspiration pour créer quelque chose qui plaît : dans la rue, à un dîner, dans la presse, sur un salon… Mes bijoux je les vois, dans ma tête. Le plus délicat, c’est la colorimétrie, le choix des pantones. Je suis en quête d’inspiration permanente, c’est ce qui me plait dans mon métier.

Le portrait des Perles de Philippine en quelques chiffres :
 2 collections par an
 60 000 clients en vente privée et en ligne sur le site www.les-perles.com
 1 boutique à Lyon
 4000 hôtesses ayant déjà organisé une vente privée à leur domicile
 400 ventes par saison !
 Plusieurs points de vente dans les boutiques de musées ou dans des vitrines prestigieuses (musée Jaquemart André à Paris, Caumont Centre d’Art à Aix en Provence, la boutique des Nations Unies à Genève, etc.)

Alliance en or

Cette aventure est née d’opportunités et de contraintes auxquelles je me suis adaptée : elles ont formé mon chemin.

A l’issue de mes études, j’ai épousé un militaire. Rapidement, j’ai réalisé les incidences que ce choix allait avoir sur mon projet de vie. L’aventure s’annonçait intense : déménagements fréquents, gestion d’une maisonnée rythmée par les départs, imprévus nombreux… J’ai alors cherché une activité que je pourrais emporter avec moi, à exercer dans un cadre totalement flexible. C’est très commun aujourd’hui, mais ça l’était moins 17 ans auparavant !

D’autre part, à cette époque, ma sœur vivait à Manille, aux Philippines. A Noël, elle nous rapportait des perles d’Asie que je trouvais sublimes. C’est tout simplement comme cela que m’est venue l’idée de développer un réseau en vente directe pour partager ce précieux trésor. Balle au centre : cette fois-ci, le réseau militaire s’est avéré très profitable. L’entraide qui y règne et l’accès que l’on a sur ce petit marché plutôt homogène m’ont permis de me lancer rapidement. Plus largement, les tissus familiaux et amicaux m’ont portée.

Mon site internet, au départ, n’était qu’une vitrine. Très vite, les messages d’encouragement d’amis, famille et autres amateurs de la marque se sont transformés en commandes. Je suis donc vite passée au site e-commerce. Nouvelle dimension pour les Perles de Philippine !

Médaillon d’inspiration

Je suis fan d’Hermès et d’une façon générale des marques de luxe à la Française pour leur pour esprit créateur so FrenchJ’aime le concept de société familiale française et je suis admirative de tous les projets d’entreprises qui sont nés d’une idée toute simple alliée à une forte motivation. Complètement d’accord avec ce cher Léonard de Vinci : “un peu de talent et beaucoup de travail”, c’est le secret de la réussite.

Broche précieuse

Depuis le début, on finance un projet caritatif par an.

En 2011, nous avons participé à une opération caritative pour l’association du syndrome néphrotique (AMSN), créée par le mari d’une de mes hôtesses dont la fille était malade du rein.

Cette opération d’ampleur nationale a été parrainée par Yohan Gourcuff, et M6 Boutique a accepté de consacrer une émission entière, que j’ai animée. Ce fût un franc succès ! Nous avons vendu 1500 bijoux en une heure ! Au total, nous avons reversé 22 000€ à cette association.

Couronne d’objectifs

Je souhaite développer des points de ventes supplémentaires, dont un dans le quartier touristique de Saint Jean à Lyon, et un autre à Paris.
J’envisage aussi de franchiser ma marque, ce qui permettrait d’avoir encore plus de boutiques… et de temps pour le travail de création !

Chevalière de valeurs

Selon moi, l’exemplarité est la première des valeurs pour un chef d’entreprise. Il doit emmener les gens au bout du monde. Il en va de même avec les fournisseurs avec lesquels il est primordial de créer des liens de confiance.

J’ai toujours bousculé la relation hiérarchique au sein de mon entreprise : ce qui compte c’est de valoriser ses collaborateurs, de les faire progresser sur leurs points forts. Résultat : mes stagiaires et employés me rappellent à chaque saison en souhaitant revenir travailler chez moi. Leur fidélité est ma joie !

En immersion chez Capital Energy : Laëtitia, Directrice Production

La diversité des expériences

La diversité des expériences

9 mai 2019

Zibeline vous propose de découvrir les femmes et les hommes derrière Capital Energy. Créée en 2010, cette société propose aux consommateurs d’énergie de bénéficier de financements dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Pour le cinquième portrait de notre série, nous nous intéressons à Laëtitia, Directrice Production. Le rôle de son service, transformer les chantiers d’économies d’énergie en Certificats d’Economies d’Energie, dont la vente permet leur financement.

Accompagner les partenaires

Le service production remplit une mission majeure chez Capital Energy : valoriser les chantiers d’économies d’énergie réalisés par nos partenaires (entreprises de travaux, industriels, collectivités, etc.) en Certificats d’Economies d’Energie (CEE) dont la vente aux obligés (les vendeurs d’énergie) permet de financer les travaux en question.

A chaque chantier d’économies d’énergie doit correspondre un dossier administratif conforme à la réglementation en vigueur, qui est très complexe. Notre valeur ajoutée est d’accompagner nos partenaires dans le montage administratif de leurs dossiers, de les instruire et de contrôler la qualité des travaux, en nous appuyant sur des bureaux de contrôle accrédités. Cette phase est absolument essentielle car, le dispositif étant déclaratif, il s’agit de vérifier que les travaux ont bien eu lieu et qu’ils ont été réalisés dans les règles de l’art.

Enfin, au terme de leur instruction, nous déposons les dossiers éligibles auprès du pôle national des CEE (qui dépend du ministère de la Transition Ecologique et Solidaire), qui a 2 mois pour les instruire à son tour. Ce n’est qu’une fois validés par le pôle que les chantiers sont valorisés. A ce titre, nous sommes l’interlocuteur privilégié du pôle national des CEE.

Humaniser le process

Je supervise une équipe d’une quinzaine de personnes. C’est une vraie chaîne de production, avec des process très précis à respecter et en constante évolution, mais aussi une pression pour diminuer toujours plus les temps d’instruction tout en maintenant la qualité.

Ce travail d’instruction et de contrôle pourrait vite se révéler fastidieux et répétitif. C’est la raison pour laquelle à mon arrivée en juin dernier, j’ai souhaité faire évoluer les missions de chacun vers plus de responsabilités et d’autonomie : chaque personne de l’équipe gère désormais un portefeuille de partenaires qu’il accompagne au quotidien en lien avec les chargés d’affaires, l’objectif étant de créer une véritable relation de confiance. C’est sans doute un peu plus chronophage, mais beaucoup plus intéressant pour l’équipe et bénéfique pour la relation clients.

Ce qui me plaît avant tout, c’est de faire évoluer en continu notre organisation et notre système d’information pour gagner en efficacité, accompagner la croissance de l’équipe, créer du lien entre les différents services en interne. Ce que j’aime aussi, c’est de pouvoir mesurer très rapidement l’impact des décisions sur les résultats de l’entreprise.

Fibre écologique et intérêt général

J’ai toujours cherché à travailler sur des enjeux qui ont du sens et je retrouve cela chez Capital Energy, car on travaille collectivement à diminuer la consommation énergétique des différents acteurs et à accompagner la transition énergétique.

Cette fibre écologique, je l’ai toujours eue. Dès mes études d’ingénieur, j’avais à cœur de m’orienter dans ce domaine au service de l’intérêt général – d’où le choix naturel de la fonction publique. J’ai longtemps travaillé dans le domaine de la santé environnementale, je m’y suis épanouie. Mon arrivée dans le secteur de l’énergie a été le fruit du hasard, mais je me rends compte que ce job fait la synthèse parfaite entre ma première partie de carrière au sein de la fonction publique et la start-up que j’ai créée puis revendue avant de rejoindre Capital Energy, une société qui a su garder l’agilité de ses débuts. Et j’aime la diversité des expériences, qui permet de se remettre en question et de tester sa capacité à s’adapter.

En immersion chez Capital Energy : Gautier, Directeur Général Adjoint

Garder son âme de start-up

Garder son âme de start-up

2 mai 2019

Zibeline vous propose de découvrir les femmes et les hommes derrière Capital Energy. Créée en 2010, cette société propose aux consommateurs d’énergie de bénéficier de financements dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Pour le quatrième portrait de notre série, nous nous intéressons à Gautier, Directeur Général Adjoint délégué aux finances. En contact permanent avec les différents pôles de l’entreprise, il s’emploie avant tout à partager l’information.

Un métier qui bouge

Dans les grandes lignes, mon but est de donner à Capital Energy l’opportunité et les moyens de se développer.

Je suis entré dans l’entreprise en tant que Responsable Administratif et Financier, puis le poste a évolué librement au fur et à mesure. Aujourd’hui, je manage des équipes qui prennent en charge la comptabilité, la trésorerie ou encore le contrôle de gestion. Dans une société en forte croissance comme la nôtre, c’est un véritable challenge. Surtout, le dispositif des CEE comporte ses spécificités propres, d’où la difficulté parfois d’anticiper les besoins.

La base de mon métier, c’est le partage d’informations. J’ai souvent 2 à 3 réunions par jour ; il m’arrive même d’y passer la journée entière. A la suite du rachat de Capital Energy par le groupe Bureau Veritas, nous avons dû faire évoluer nos procédures comptables. Cela passe par beaucoup de travail de tests, d’outils, de logiciels, de façons de présenter nos reportings.

Nous sommes également en relation avec le Pôle National des CEE, ce qui implique d’aborder énormément de sujets techniques, juridiques et règlementaires. Bref, dans ce métier, ça bouge tout le temps !

Avoir la main

Nous devons être le plus agile possible. Réagir vite, utiliser nos connaissances, rester éveillés sur de nouveaux projets, repenser notre organisation en permanence. On ne voit jamais le temps passer. Ça change par rapport aux sociétés où j’évoluais avant, où j’avais moins la main. Chez Capital Energy, j’ai participé à la quasi-totalité des recrutements des collaborateurs que j’encadre : j’ai misé sur des profils à fort potentiel pour accompagner la croissance de la société… et ça paie.

Nous sommes en effet sur un marché avec une barrière forte à l’entrée : alors que nous étions une centaine de délégataires il y a peu, aujourd’hui nous sommes une vingtaine. Le Pôle a gardé les entreprises les plus solides et les plus sérieuses pour éviter de ternir l’image du dispositif.

La force de Capital Energy

Après avoir travaillé en entreprise et dans plusieurs cabinets d’expertise comptable avec des clients hétérogènes (avocats, médecins, agences de pub, marques de vêtements, etc.), je suis arrivé dans le secteur de la transition énergétique par hasard. Pourtant, avec Capital Energy, toutes mes expériences passées ont été nécessaires pour ce poste.

La vraie force de cette société, ce sont ses employés. Les collaborateurs s’entraident en permanence, participent aux réflexions, font avancer les choses. Nous avons mis en place un comité opérationnel ouvert à une dizaine de salariés. C’est l’occasion d’échanger, de comprendre chaque service, et de faire redescendre les informations chaque semaine. Ce partage, c’est vraiment ce qu’il y a de plus agréable. Finalement, Capital Energy est une entreprise qui a su garder son âme de start-up.

Le numérique a d’ailleurs une grande importance chez nous. Le dispositif des CEE étant particulier, nous n’avons pas de logiciel adapté. C’est le revers de la médaille : nous sommes peu d’acteurs, il existe donc peu d’outils. Nous nous adaptons, notamment en utilisant Salesforce qui nous permet de gérer une volumétrie forte avec des délais courts. L’idée, c’est d’arriver à aller vite pour automatiser les process et stabiliser les informations.

Un monde de solutions

D’ici quelques années, l’arrivée de la blockchain nous donnera probablement les moyens de révolutionner le dispositif des CEE en le rendant infalsifiable, inviolable et géolocalisé. Elle offrira une multitude d’applications, partout où l’on consomme de l’énergie.

Selon moi, l’avenir de la transition énergétique dépend en partie des acteurs financiers et des établissements bancaires. Ils doivent être capables d’accompagner la société dans son détachement des énergies fossiles, et d’investir dans des entreprises qui capitalisent sur le développement durable ou la production énergétique.

Un soutien financier accordé à des entreprises comme Capital Energy leur permettrait de conserver leur rentabilité. Nous n’aurions plus qu’à nous concentrer sur notre métier, plutôt que de jongler avec des besoins de trésorerie.

En immersion chez Capital Energy : Laura, Responsable RH

Remettre de l’Humain dans les Ressources Humaines

Remettre de l’Humain dans les Ressources Humaines

12 avril 2019

Zibeline vous propose de découvrir les femmes et les hommes derrière Capital Energy. Créée en 2010, cette société propose aux consommateurs d’énergie de bénéficier de financements dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Pour le premier portrait de notre série, nous nous intéressons à Laura, Responsable RH.

Du haut de ses 24 ans, elle épaule la direction avec une idée en tête : continuer à placer l’humain au cœur des Ressources Humaines. La preuve en est, Capital Energy a obtenu le label Happy at Work haut la main avec une note de 4,7/5.

Une petite famille

Chez Capital Energy, on bosse avec le sourire.

Tout le monde est content de venir travailler et de se retrouver. En tant que Responsable des Ressources Humaines, c’est une petite victoire personnelle.

Quand je suis arrivée dans l’entreprise en janvier 2018 après mon master, mon objectif était de moderniser le pôle RH, de le structurer d’un point de vue stratégique pour accompagner le business et les opérationnels. Initialement, j’étais rattachée au directeur financier mais j’ai rapidement rejoint la direction générale.

J’ai intégré Capital Energy dans un contexte de croissance énorme : en un peu plus d’un an, nous sommes passés de 20 à 50 collaborateurs. Rallier les talents à notre cause a été un gros travail : instaurer une politique de recrutement, trouver les meilleurs profils, travailler notre marque employeur, soigner notre visibilité, etc.

Mais le jeu en valait la chandelle. Aujourd’hui, Capital Energy c’est une petite famille. Cette intégration, elle se fait dès l’entretien : ce que nous recherchons, ce sont des échanges naturels, fluides. Nous attendons des candidats qu’ils soient authentiques, et ils attendent de nous une certaine transparence.

Ainsi pour nous, au-delà des écoles et de l’expérience, le plus important reste le savoir-être. L’expérience, elle se gagne sur le terrain.

Les vertus de la bienveillance

Les mots d’ordre du management made in Capital Energy sont la bienveillance et la collaboration. Les dirigeants n’imposent aucune barrière hiérarchique, et tout le monde a la possibilité d’être force de proposition sur des projets transverses.

Cette véritable cohésion d’équipe vient du fait qu’à mes yeux, chaque employé doit connaître et comprendre intimement la vision stratégique de la société dans laquelle il évolue. Avant donc de s’y épanouir, adhérer à l’ADN de Capital Energy est essentiel. C’est peut-être plus facile dans une structure à taille humaine, mais je n’échangerais cela pour rien au monde.

Dans l’univers des Ressources Humaines, on a parfois tendance à oublier le H de RH. C’est justement tout l’intérêt de ma démarche : chez Capital Energy, je ne fais pas de RH “financier”. Je suis toujours proche des équipes, d’où l’aspect en définitive très social de mon poste. Cette proximité me permet de prendre la température et surtout d’être capable de rebondir à tout moment.

Polyvalence et adaptation

Voilà pourquoi aucune journée ne se ressemble. Les RH c’est un apprentissage permanent, d’autant plus de nos jours où les nouvelles générations aspirent à des styles de management bien plus flexibles. C’est l’un des sujets primordiaux du secteur à mes yeux, ce changement de vision de l’entreprise de la part des jeunes actifs.

C’est aussi au Responsable RH de savoir éduquer le management en ce sens. Les processus s’orientent progressivement vers quelque chose de bien plus simple, de plus fluide. Les gens sont lassés du cadre formel, de ces horaires imposés ou encore de ces validations qui s’étirent sur plusieurs semaines.

Chez Capital Energy, le management est transversal, et donc tout va plus vite. Même pendant les périodes difficiles, l’humain reste toujours au cœur de nos décisions. C’est la vision des fondateurs, et elle est partagée par l’ensemble des collaborateurs.

Le numérique en soutien

Cela explique pourquoi il est essentiel pour moi de continuer à discuter, à échanger avec mes collègues. Et même s’ils peuvent demander leur attestation employeur par mail, je préfère les accueillir dans mon bureau. Je n’ai pas envie de perdre cet aspect humain.

Bien entendu, la plupart des nouveaux outils numériques sont une aubaine et nous permettent d’être plus réactifs. Plus visibles également : aujourd’hui il est bien plus facile pour un employeur de travailler son attractivité, de redorer son image. Du côté de l’employé, postuler à une offre est devenu un jeu d’enfant, plus besoin de passer par les petites annonces du journal local. Certains sites proposent même de s’immerger dans la vie d’une entreprise avant d’y mettre les pieds, et de comprendre comment celle-ci fonctionne (nous sommes d’ailleurs présents sur Welcome To The Jungle).

Les Ressources Humaines sont un secteur en mouvement constant, c’est certain. Mais chez Capital Energy, c’est avant tout le capital humain qui fait bouger les choses.

En immersion chez Capital Energy : Gwenaël, Chargé d’affaires

S’adapter au client et non l’inverse

S’adapter au client et non l’inverse

18 avril 2019

Zibeline vous propose de découvrir les femmes et les hommes derrière Capital Energy. Créée en 2010, cette société propose aux consommateurs d’énergie de bénéficier de financements dans le cadre du dispositif des Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

Pour le second portrait de notre série, nous nous intéressons à Gwenaël, Chargé d’affaires CEE. Il gère un portefeuille de clients dans le secteur de l’industrie et les accompagne tout au long du processus.

Expertise et transparence

Mon rôle est de faire levier pour une meilleure efficacité énergétique.

J’identifie les travaux de nos clients, je les guide sur les critères techniques, puis je les accompagne durant tout le suivi du dossier, afin de m’assurer évidemment qu’ils reçoivent leurs primes CEE.

Quand je suis arrivé en octobre 2017, Capital Energy était encore une petite société. Depuis, mon poste a évolué et les pôles se sont structurés. Plus besoin d’être un couteau suisse à présent, je m’occupe uniquement de la partie industrie de notre clientèle.

Ma deuxième casquette est de fournir une solution de sourcing de CEE auprès des obligés (les distributeurs d’énergie). Nous leur apportons notre expertise, pour avoir la certitude que les CEE sont de qualité et ne seront pas annulés.

L’idée est d’être le plus clair et le plus transparent possible avec nos partenaires. La partie règlementaire est en effet difficile à comprendre et parfois décorrélée des réalités du terrain. Nous sommes donc chargés de simplifier les choses, puisque nous faisons le lien entre les partenaires et les différents acteurs du dispositif.

Valeurs et agilité

Même si travailler dans le secteur de la transition énergétique n’était pas mon but premier, j’ai toujours eu de l’appétence pour l’environnement. En suivant mes études d’ingénieur en agronomie, je me suis rendu compte que ce secteur était celui sur lequel il y avait le plus d’efforts à faire. C’était important pour moi d’aller vers quelque chose en accord avec mes valeurs.

On reproche souvent à la transition énergétique de ne pas avoir assez de moyens : à mes yeux, le dispositif des CEE est justement un outil très fort, particulièrement vertueux, un vrai levier financier pour consommer moins. Avec le temps, cela devra devenir un réflexe.

Chez Capital Energy, nous sommes assez petits pour rester agiles, et nous gardons cet ADN même en grossissant. Nous comprenons que les problématiques diffèrent pour chaque entreprise, donc nous nous adaptons : nous ne sommes pas dans un processus qui demande au client de faire l’effort de s’adapter à nous. Voilà pourquoi nous sommes donc largement favorables à la politique de l’interlocuteur dédié. De cette façon, les partenaires ne s’y perdent pas et savent qui contacter lorsqu’ils ont des questions.

Famille et évolution

C’est un mot qui revient souvent, mais Capital Energy est une grande famille. Nous gardons un esprit jeune qui se ressent en externe comme en interne. Même en périodes de stress, tout le monde reste solidaire.

Evidemment, cela n’empêche en rien d’avoir une véritable rigueur dans nos process. Pour cela, nous utilisons différents outils numériques, car tout le dispositif reste encore assez administratif. Nous utilisons donc un CRM pour tout ce qui est gestion, échanges, évaluations, bilans auprès des partenaires, suivis de projets.

Au final, la technologie nous sert surtout à gérer nos dossiers avec la même efficacité que si nous étions plusieurs. Avec le temps, la blockchain pourrait d’ailleurs révolutionner le secteur des CEE : la traçabilité et la sûreté de l’info sont des principes très importants chez nous. Et si toutes les parties prenantes, clients comme obligés, pouvaient suivre la chaîne de valeurs et voir tous les éléments de la vie d’un CEE, cela apporterait encore plus de transparence. C’est donc une évolution que nous surveillons de près.