L’Europe spatiale a besoin d’un “Buy European Act”

Les enjeux internationaux du programme Ariane 6

Les enjeux internationaux du programme Ariane 6

23 janvier 2019

Même les non initiés ont entendu parler de SpaceX. Que l’on apprécie ou pas les extravagances de son fondateur Elon Musk, cette société a chamboulé le marché des lanceurs spatiaux depuis qu’elle propose des lancements à ~60m € contre ~150m € pour les vétérans du secteur, Ariane et Proton (lanceur Russe). Bien sûr le prix n’est pas la seule mesure en jeu, et la fusée européenne Ariane 5 dispose de plusieurs autres arguments, notamment sa fiabilité et son excellence opérationnelle, mais tout de même, 150 millions d’euros, c’est trop.

La réponse de l’Europe à SpaceX s’appelle donc Ariane 6. Validée en 2014 et ses financements alloués en 2016, cette fusée est la nouvelle championne européenne dans cette concurrence mondiale de la prochaine décennie 2020–2030 sur le secteur des lanceurs lourds.

Les enjeux

Seulement voilà : toujours en développement et avec un premier lancement prévu pour 2020, Ariane 6 craint déjà un manque de commandes institutionnelles afin d’être compétitive face à ses concurrents. Ce qui met évidemment à risque le lanceur, car pour que la fusée soit intéressante économiquement, elle nécessite un minimum de 14 lancements pendant la période 2020–2023, puis 5 lancements annuels après 2023 lorsqu’Ariane 6 aura définitivement pris le relais d’Ariane 5. Or le lanceur ne compte à ce jour que 3 commandes institutionnelles… Pourtant l’ESA dénombre 25 lancements institutionnels pour la période 2020–2023. Alors comment expliquer cet écart ? Comment se fait-il que les industriels et gouvernements ne favorisent pas leur propre fusée européenne ?

Une des raisons qui explique ce manque de commandes est purement économique. En effet, là où l’ensemble des puissances spatiales mondiales privilégient leurs champions nationaux (les US lancent exclusivement avec des modèles américains, la Russie fait de même, ainsi que le Japon, la Chine, l’Inde), l’Europe, elle, n’utilise un lanceur européen que pour un tiers de ses lancements ! Car les pays trouvent moins cher ailleurs, notamment avec SpaceX sur la Falcon 9 ou chez les Russes.

A long terme, cet état de fait a des conséquences désastreuses. Car Ariane 6 pourra proposer des prix intéressants sur le marché commercial si et seulement si elle dispose d’un appui institutionnel suffisant, prêt à dépenser plus cher pour ses propres lancements. Avoir un carnet de commandes institutionnelles rempli, avec des lancements facturés plus cher aux gouvernements, permettrait à Arianespace de casser les prix sur le marché commercial. Ces commandes seront essentielles dans la mesure où le secteur sera de plus en plus compétitif, avec un nombre croissant d’acteurs dès 2020 : US, Japon, Chine, Inde, ils ont tous des projets de lanceurs lourds dans les tuyaux !

A l’époque, lorsque les lanceurs européens et russes étaient plus intéressants financièrement que les lanceurs américains, les satellites US militaires ou civils ne partaient pas sur une fusée européenne… Au contraire, les US ont privilégié le marché local, quitte à payer plus cher. Le mantra “US first” ferait bien d’être appliqué par l’Europe pour son propre compte, tout particulièrement dans un secteur aussi souverain et stratégique que l’accès à l’espace.

On saluera tout de même l’engagement de certains pays européens (la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suisse) d’affirmer leur volonté de privilégier les lanceurs du continent, mais les promesses ont parfois du mal à se transformer en commandes… Car cet engagement n’a pas été décliné en contrats pour le moment.

Il sera certes difficile de convaincre les pays européens de privilégier une fusée européenne plus chère que ses concurrentes, dans la mesure où ceux-ci ont déjà injecté 3,5 milliards d’euros en subventions dans le développement d’Ariane 6 et de sa nouvelle base de lancement en Guyane Française. Mais garantir des lancements pour notre championne européenne, et assurer son développement, n’aura pas la même portée que de se contenter d’injecter de l’argent dans le projet.

Car pour les pays participant à la production d’Ariane 6, chaque lancement a des retombées économiques. Utiliser Ariane 6 pour tous les lancements institutionnels européens générera donc un stimulus économique pour l’Europe avec un retour sur investissement, tandis qu’acheter non-européen, serait juste une dépense hors de l’espace économique européen. Sans parler de l’impact à long terme de cette stratégie pour l’industrie spatiale européenne.

Les subventions de l’Europe à Arianespace pourraient donc être totalement remplacées par ces garantis de lancements… On le voit, un “Buy European Act” aurait ici tout son sens.

chiffres fusée ariane 6

En conclusion

Pour améliorer la compétitivité du lanceur Ariane 6, il est donc absolument essentiel pour les pays membres ainsi que ses institutions (Agence Spatiale Européenne, EUMETSAT) de jouer la carte européenne, et de mettre en place un processus garantissant le nombre de commandes institutionnelles nécessaires. A défaut, Ariane 6 aura déjà du plomb dans l’aile, sans même avoir exercé son premier lancement.

La réunion interministérielle prévue fin 2019 à Séville, censée redéfinir les priorités du programme spatial européen, devra absolument se pencher sur ce point. D’autres sujets, tel que la réutilisabilité d’un lanceur européen et le développement des projets Prometheus, Callisto et Space Rider qui constituent les technologies de demain, devront également être abordés.

Affaire à suivre donc.

Energie : le TOP 10 des comptes à suivre

Découvrez les personnes les plus influentes sur LinkedIn

Découvrez les personnes les plus influentes sur LinkedIn

21 janvier 2019

Ils sont beaux, jeunes, riches et célèbres (bon ok, peut-être pas à tout fait mais presque), et surtout ils ont pour ambition de changer le monde.

Voici donc notre sélection (très subjective) des 10 comptes LinkedIn à suivre dans le secteur de l’énergie.

NB : ne cherchez pas de hiérarchie, tous les noms présentés ici sont classés par ordre alphabétique !

Notre Top 10

Thierry Barbaut : 31 274 abonnés
Responsable Numérique à La Guilde Européenne du Raid, Thierry Barbaut s’exprime régulièrement sur les sujets énergie renouvelable, numérique, plus particulièrement en Afrique, là où s’invente le futur du télécom, de la banque et de l’énergie. Passionnant et bien loin des clichés sur l’Afrique, à suivre obligatoirement !

Jean-Michel Germa : 5 505 abonnés
Jean-Michel Germa a fondé la Compagnie du Vent (aujourd’hui dans le groupe ENGIE) mais pas seulement. Son parcours d’entrepreneur est impressionnant, il est Président de Sunti et de MGH – Deep Sea Energy Storage. Jean-Michel publie régulièrement sur la transition énergétique et les énergies renouvelables. Des Jean-Michel, il en faudrait plus en France !

Jean-Marc Jancovici : 22 464 abonnés
Si vous travaillez dans l’énergie, il est impossible que nous n’ayez jamais entendu parler ou vu un des post sur Linkedin de Jean-Marc Jancovici. Associé fondateur de Carbone 4 et Président de The Shift Project, Jean-Marc Jancovici a été choisi parmi les voix les plus influentes de Linkedin en France. Bravo à lui !

Isabelle Kocher : 63 951 abonnés
Directrice Générale d’ENGIE, Isabelle Kocher publie régulièrement sur la triple révolution énergétique : décarboné, décentralisé et digitalisé. Les questions d’égalité Homme/Femme sont aussi régulièrement abordées. A nos yeux c’est la seule dirigeante du CAC40 qui prend du champ et s’exprime sur le secteur de l’énergie et pas uniquement par le biais de son employeur. Seule ombre au tableau, un ton parfois trop corporate et trop neutre, mais des articles toujours éclairants !

Gregory Lamotte : 6 782 abonnés
DG et fondateur de Comwatt, l’un des leaders français de l’internet de l’énergie, Gregory s’exprime sur les questions de transition énergétique et d’énergie renouvelable. Toujours passionnant !

Clément le Roy : 12 629 abonnés
Consultant chez Wavestone et membre du comex du practice pour les transports et l’énergie, Clément publie régulièrement les dernières actualités du secteur énergie et cela sans frontière (actu monde). Une véritable tour de contrôle !

Virginie Letard : 10 235 abonnés
Directrice Générale Adjointe de Capital Energy (racheté récemment par Bureau Veritas) une des PME les plus dynamiques dans la détection, l’optimisation et la valorisation des dossiers de demandes de Certificats d’Economies d’Energie. Virginie publie surtout sur l’efficience énergétique, l’égalité H/F et plus généralement sur les sujets de durabilité écologique. Une des (trop) rares femmes mais déjà un modèle pour nous !

Nicolas Meilhan : 10 607 abonnés
Consultant indépendant, membre du think tank Les Econoclastes, Nicolas n’hésite pas à dire ses 4 vérités sur la transition énergétique et les voitures électriques (l’avenir n’est il pas au vélo dans les villes et aux voitures légères ?). Il partage aussi régulièrement sur la pollution de l’air, un des grands sujets occultés de la lutte contre le réchauffement climatique. Un compte à suivre là aussi.

Bertrand Piccard : 125 287 abonnés
Chairman et Pilote de Solar Impulse, rien n’arrête Bertrand Piccard. Scientifique, explorateur, ambassadeur pour l’ONU, il partage sa vie entre exploits et engagements. Avec Bertrand Piccard, tout devient possible. Mieux qu’Indiana Jones ? Dans tous les cas, un personnage à suivre impérativement.

Philippe Zaouati : 9 670 abonnés
Le plus financier de tous, Directeur Général de Mirova et Président de Finance for Tomorrow, Philippe Zaouati s’exprime très régulièrement sur les sujets de finance durable et donc aussi de transition énergétique. Il a récemment publié un rapport très remarqué avec Pascal Canfin sur la création d’un plan à 10 Milliards d’euros pour accélérer la transition énergétique. Si vous cherchez des idées pour mobiliser la finance au service de l’intérêt général, il n’en manque pas !

Les comptes prometteurs

Leur compétence n’est pas à démontrer, il faudrait juste qu’ils soient présents sur le réseau plus régulièrement mais à n’en pas douter, elles et ils sont les stars montantes à suivre.

Philippe des Robert : 2 194 abonnés

Sandrine Ferrand : 749 abonnés

Benoit Leguet : 3 720 abonnés

Yves Marignac : 802 abonnés

Guillaume Pitron : 1 729 abonnés

NB : la présence des salariés dans le secteur Energie France sur LinkedIn s’élève à environ 166 000.

Les enseignements

D’emblée ce qui nous frappe, c’est la sous-représentation des grandes entreprises. Ce n’était bien entendu pas une volonté de notre part de les exclure, loin de là. En effet, nous avons eu le plus grand mal à trouver des collaborateurs actifs capables de se démarquer de la ligne officielle de leur entreprise : seuls 7,5% chez ENGIE, et pire encore 5,4% chez EDF, ont publié ou partagé dans les 30 derniers jours.

Ainsi, de la même façon qu’elles ont la plus grande difficulté à faire émerger et grandir les talents en interne, les grandes entreprises semblent reproduire le schéma sur la toile et les réseaux sociaux.
Pourtant, la France des grands groupes devrait être présente : l’expertise et l’intelligence collective sont de nouveaux chevaux de bataille absolument déterminants (en atteste cet article).

Laurie, les convictions avant tout

Du Sénat à la lutte pour l’égalité, pas le temps de chômer

Du Sénat à la lutte pour l’égalité, pas le temps de chômer

16 janvier 2019

Laurie Théron, collaboratrice parlementaire au Sénat, nous raconte son quotidien, ses enjeux professionnels et ses combats.

Peux-tu nous dire quel est ton métier et en quoi cela consiste-il ?
Je suis collaboratrice parlementaire au Sénat. J’accompagne 2 parlementaires dans leur travail législatif, c’est à dire l’examen des textes législatifs, la rédaction de discours, les missions de contrôle du gouvernement et de correspondances diverses. Il s’agit d’analyser les projets de loi du gouvernement ou les propositions de loi du parlement, en auditionnant les parties-prenantes, et de les modifier si besoin par voie d’amendement : il faut donc se positionner politiquement.
Je déploie aussi leurs stratégies de communication : digitale, print et relation médias.

Quelle est ta marge de manœuvre par rapport un homme politique ?
On a une capacité d’initiative, qui est propre au métier du collaborateur. On peut faire des propositions sur un sujet que l’on trouve pertinent et sur lequel on trouve utile de se pencher.
En communication, les élus ont souvent besoin de conseil et sont à l’écoute.

Pourquoi en communication ?
Le monde évolue très vite et la manière de communiquer aussi. Il faut intégrer des compétences extra politiques, comme le digital : les français s’informent de plus en plus vite et notamment via les réseaux sociaux. Il y a un enjeu aujourd’hui à capter les internautes, c’est un support que peut apporter le collaborateur.

Qu’est ce qui te plaît dans ton métier ?
Être au cœur de l’actualité, avoir le sentiment d’être utile à la société, faire vivre la démocratie, expliquer ce que font nos élus pour redonner un véritable sens à la démocratie participative.

Faire vivre la démocratie, c’est-à-dire ?
Je crois profondément que la pluralité des opinions est essentielle. Chacun a le droit de s’exprimer dans notre société et chacun peut la transformer, ou à minima la faire évoluer au gré de ses engagements.

senat français

Et toi, quels sont tes engagements ?
Je suis très engagée pour les droits des Femmes. J’effectue quelques opérations militantes pour la Fondation des Femmes qui lutte contre les violences faites aux femmes et contre la précarité (auxquelles les femmes sont plus exposées que les hommes), mais également chez PWN Paris (Professional Women Network) parce que je pense que l’égalité professionnelle est un combat qui reste à mener. Par ailleurs, dans mon environnement professionnel, je suis membre du bureau de l’ACS, Association des collaborateurs de Sénateurs de droite et du Centre.

Qu’est ce que tu recommanderais pour réduire ces inégalités ?
Il en va en partie de la volonté des organisations de pouvoir réduire ces inégalités et de veiller à construire un environnement de travail serein. Quelques idées : développer des programmes de mentoring pour que les femmes osent davantage demander des augmentations de salaire, les inciter à rejoindre des secteurs d’activité à forte valeur ajoutée et traditionnellement masculin, mais aussi que les hommes prennent davantage de place dans l’espace domestique, et qu’ils disposent d’un congé paternité beaucoup plus long. Leur emploi du temps allégé, les femmes pourraient ainsi s’investir plus sereinement dans l’associatif et la vie politique.

As-tu un modèle, un mentor ?
J’ai été très inspirée par Jessica Herrin, qui est la fondatrice de la success story Stella & Dot : une marketplace d’accessoires qui permet à chaque femme d’entreprendre. J’ai également participé au programme de mentoring de PWN, où j’ai eu une excellente mentor, Christine Trembleau. Elle m’a incitée à oser, à semer des graines et saisir les opportunités quand elles se présentent, mais aussi à aller les chercher.

Ce sont eux qui t’ont donné le goût de la politique, de l’engagement ?
J’ai des racines familiales Lotoises avec des personnalités résistantes engagées. Mon grand-père était maire, mon arrière-grand-père député et une partie de mes arrière-grands-parents médaillés des Justes. Ils ont été des figures de la famille qui m’ont marquée, en effet.

Quel est le meilleur conseil que tu aies reçu ?
Qui ne tente rien n’a rien !

Ton rêve ultime ?
Un monde égalitaire et sans violence. Ok c’est cliché, mais ce serait quand même beau, non ?

La carrière en politique c’est pour quand ?
L’élection n’est pas le seul moyen de faire de la politique !

Quand la France pénètre le top 15 des sites les plus populaires

SimilarWeb met à jour son classement et révèle des chiffres… excitants

SimilarWeb met à jour son classement et révèle des chiffres… excitants

15 janvier 2019

Il y a de quoi être fier.

Début décembre 2018, SimilarWeb – qui fournit notamment des services d’audience de sites – mettait à jour le classement des sites les plus populaires à travers le monde.

Si, sans grande surprise, Google domine largement la liste, deux noms dans le Top 15 ont retenu notre attention.

Il se trouve en effet que parmi les 15 sites les plus visités au monde, deux d’entre eux sont français… Leur spécificité ? Ce sont tous les deux des sites pornographiques.

A la neuvième position, avec pas moins de 2,96 milliards de visites, xvideos.com : si le site appartient à une firme polonaise nommée WGCZ Holding (possédant également le magazine Penthouse), il s’agit bien là d’une création française.

Selon SimilarWeb, cette nouvelle place fait de xvideos.com le second site pornographique du monde au 1er décembre 2018, juste derrière pornhub.com (dont vous n’avez évidemment jamais entendu parler).

La seconde fierté nationale se trouve à la treizième place, avec 2,69 milliards de visites : il s’agit de xnxx.com, propriété d’une certaine firme polonaise nommée… WGCZ Holding ! Créé en 1997, ce site est l’un des pionniers du porno sur internet. Et surtout, il est basé à Paris.

top 15 sites populaires

Selon une étude de thenextweb.com, les propriétaires de WGCZ Holding, Stéphane et Deborah Pacaud, sont donc français. Et comme bien souvent, ils sont aussi irréductibles.

Au début des années 2010, les dirigeants auraient en effet refusé une juteuse offre de rachat. Depuis, ils continuent à bâtir leur empire dans la plus grande discrétion – une discrétion qui les classe parmi les figures les plus mystérieuses de l’industrie (comme en atteste cet article du Monde lors du rachat de Penthouse l’année dernière).

Ainsi, malgré ce que chacun peut penser de ce milieu aussi fascinant que sulfureux, on ne peut s’empêcher d’applaudir – à condition d’avoir les deux mains libres, évidemment. Et si venait le temps de mettre derrière nous ce qui nous sépare, nous Français, et de célébrer enfin ce qui nous rapproche ?

NB : les chiffres de SimilarWeb peuvent différer de ceux d’Alexa.

Réseaux, Influence et Numérique : les tendances 2019

Que nous réserve cette année charnière ?

Que nous réserve cette année charnière ?

11 janvier 2018

Si 2018 a été une année de doutes et de prises de conscience (notre bilan par ici), 2019 regorge elle aussi de problématiques aussi complexes qu’inévitables.

Qu’il s’agisse d’avancées technologiques, d’éthique ou encore d’engagement, les entreprises et leurs dirigeants devront apprendre à s’adapter à un contexte numérique sans cesse fluctuant. Peut-être même cette adaptation aurait-elle dû s’effectuer bien plus tôt encore…

Alors, à quoi s’attendre en 2019 ? Zibeline fait le point.

L’IA, nouvelle panacée

Ce n’est pas nouveau, dans de nombreux secteurs l’Intelligence Artificielle est sur toutes les lèvres. Vue par certains comme la solution à tous les problèmes, elle est encore à l’heure actuelle un problème dont il faut trouver les solutions.

En effet, si certaines études prévoient que l’IA pourrait contribuer à hauteur de 15,7 trillions de dollars dans l’économie mondiale, les entreprises se demandent encore comment intégrer le plus efficacement possible ce nouvel arrivant dans leur structure.

Tout porte donc à penser qu’en 2019, l’intégration de l’IA dans les sociétés risque de s’accélérer. Et que par conséquent, l’avenir appartiendra à ceux qui auront su adapter leurs méthodes en amont. Car pour une harmonie parfaite, l’intelligence doit également être humaine.

« L’utilité » des entreprises

Une fois encore, rien de nouveau : l’utilité sociétale et économique des entreprises n’est pas un concept récent. Pourtant, cette problématique sera déterminante en 2019, les convictions des citoyens (et consommateurs) se portant graduellement sur la nécessité d’une certaine éthique et d’un « intérêt collectif ».

Comme le révèle une récente étude, les Français ont un besoin fort d’appartenir à une communauté, et sur ce grand échiquier les entreprises ont définitivement leur rôle à jouer (notamment sur la question écologique). Sur ce point, la présence numérique devient alors déterminante.

Mais cette attente des citoyens est aussi le signe d’une revendication plus large : celle d’une finance éthique et engagée. De ce côté-ci, le Mouvement pour une Economie Bienveillante notamment se présente comme une première solution.

Médias et éthique

Pour beaucoup, les réseaux sociaux ont remplacé les médias classiques (papier, radio, télé). Pourtant, de nombreux utilisateurs reconnaissent ne pas avoir confiance en leurs différents fils d’actualité.

En 2019 donc, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et YouTube en tête) proposeront une nouvelle manière de présenter l’information. C’est toute une politique d’algorithme qui est remise en question : les plateformes songent ainsi à proposer à leurs abonnés des fils d’actualité « désalgorithmés ». En ligne de mire, des interfaces moins personnalisées certes mais aussi beaucoup moins biaisées. Et surtout, le besoin urgent de lutter efficacement contre les fake news.

Le retour des abonnements

Si les réseaux sociaux les plus utilisés à travers le monde se définissent par leur gratuité, cela ne signifie pas nécessairement que leurs utilisateurs ne sont pas prêts à passer à l’étape supérieure. LinkedIn notamment, par son offre Premium, l’a bien compris.

2019 pourrait donc voir le grand retour de l’abonnement payant, chez Facebook et Twitter notamment.
Chez le premier, ce compte spécial aurait pour but de proposer une expérience exempte de toute publicité. Facebook réfléchirait également à une version professionnelle de WhatsApp.
Chez le second, c’est l’application TweetDeck qui proposerait des outils de personnalisation et d’analyse (une autre offre pourrait également permettre une meilleure promotion des publications).

Ce n’est donc pas une remise en question fondamentale qui se profile, la gratuité restant de mise, mais bien une mise à jour des offres, et surtout de nouveaux moyens de monétiser les plateformes.

La fin de la crise Facebook

Nous l’évoquions lors du bilan 2018, Facebook a connu une année difficile (difficile étant un euphémisme). Pourtant, l’année qui se profile annonce une véritable renaissance qui saura vraisemblablement effacer les mauvais jours.

D’une part, le groupe continuera d’investir massivement dans l’Intelligence Artificielle, avec ses deux bureaux à Paris et à Seattle.
D’autre part, 2019 sera marquée par le lancement d’un satellite Facebook ayant pour but de fournir un accès haut débit aux zones les plus désavantagées à travers le monde.

L’idée donc est d’aller de l’avant, et d’enterrer ce qui se présente déjà comme les affaires d’un lointain passé.

Mentions spéciales

Côté réseaux sociaux, il faudra garder un œil sur certaines tendances susceptibles de faire bouger les lignes : par exemple les nombreuses plateformes de commerce en ligne développées par Pinterest, Instagram, Twitter, Facebook ou encore Snapchat, mais aussi les collaborations entre ces grands groupes comme Snapchat x Amazon ou Instagram x La Fourchette.

En bref, de nouvelles synergies qui, sans changer la face du monde, démontrent la capacité d’adaptabilité de ces mastodontes.
Beaucoup de tendances à surveiller donc, pour une année qui s’annonce passionnante.

Réseaux, Influence et Numérique : le bilan 2018

Que retenir de cette année riche en rebondissements ?

Que retenir de cette année riche en rebondissements ?

8 janvier 2018

Tout le monde connaît l’expression consacrée : les années se suivent et ne se ressemblent pas. 2018 n’échappe pas à la règle. Plus que jamais, cette année aura été le théâtre de bouleversements et de prises de conscience, à tous les niveaux de la société.

D’un point de vue numérique, les enjeux ont été pléthores : Intelligence Artificielle, Blockchain, GAFAM, Fake News, autant de concepts, de technologies et d’entreprises qui feront le paysage numérique de demain.

Que faut-il donc retenir de ce cru 2018 ? Zibeline vous dit tout.

La débâcle Facebook

Après avoir tutoyé les étoiles, le premier réseau social du monde a vécu cette année un véritable cauchemar. Et chaque fuite dans la coque du bateau Zuckerberg a été suivie par une fuite plus importante encore.

D’abord, il y a eu les révélations de Cambridge Analytica, cabinet de conseil ayant utilisé les données personnelles de millions de comptes lors des élections présidentielles américaines de 2016.
Puis, il y a eu cette enquête du New York Times révélant que Facebook avait vendu à certaines sociétés des accès privilégiés aux données privées de millions d’utilisateurs.
Le média américain révélait également la stratégie de contre-attaque de la firme, qui visait simplement à discréditer ses détracteurs. Sans compter les piratages, les gonflages abusifs ou encore l’exposition accidentelle de photos privées.

En bref, ce fut l’année de tous les fléaux pour Facebook, dont la cote de popularité était ainsi vouée à sombrer. Un rayon de lumière malgré tout ? Les chiffres 2018 qui démontrent que le groupe reste en tête en terme d’utilisation : parmi les 5 applications les plus utilisées en France, Facebook place 4 de ses produits (avec Facebook Messenger, WhatsApp et Instagram).

« Fake news », un langage universel

On aurait pu croire le phénomène éphémère, pourtant force est de constater que les infox ont plus que jamais été au cœur de l’actualité 2018.

Avec la chute des médias dits classiques et l’avènement des réseaux sociaux, notre nouvelle façon de consommer l’information a ouvert la boîte de Pandore. Malheureusement, les décisionnaires, qu’ils soient dirigeants ou législateurs, ont été incapables de parer au caractère viral des infox, elles qui ne connaissent plus aucune frontière.

Si le terme est né en 2016 avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, c’est en 2018 que les fake news ont révélé leur secret le plus surprenant : un rapport du Sénat américain a démontré que contrairement aux idées reçues, ce n’est pas sur Facebook qu’elles sont les plus répandues, mais bien sur Instagram.

Quand visibilité rime avec exemplarité

En 2018, mieux valait s’apprêter à balayer devant sa porte. Sur Twitter notamment, où le clash des opinions fait la pluie et le beau temps du réseau social, nombreuses ont été les figures publiques à être sacrifiées sur l’autel de l’opinion publique.

A Hollywood notamment, où la notion de pardon est toute relative, on ne compte plus ceux qui ont été évincés ou qui ont perdu leur travail à cause d’un tweet. Et dans cette quête incessante du dérapage, tous les camps sont coupables : si c’est une certaine gauche engagée qui a participé à l’éviction du comédien Kevin Hart de la présentation des Oscars, c’est bien une certaine droite conservatrice qui a entraîné la chute du réalisateur James Gunn, tombé en disgrâce chez Disney.

Et si ces cas vous paraissent lointains, relisez le point précédent : les fake news, nous les pensions américaines elles aussi, il n’y a pas si longtemps…

LinkedIn, toujours pas rentable

Lorsque Microsoft a racheté LinkedIn en 2016, les dirigeants de la multinationale ne s’attendaient probablement pas à perdre autant d’argent. Car en 2018, le réseau social qui compte 260 millions d’utilisateurs actifs à travers le monde ne s’est toujours pas révélé rentable.

Dernière acquisition en date pour Microsoft, une startup spécialisée dans la gestion des ressources humaines. Achetée à environ 500 millions de dollars, celle-ci est vouée à être absorbée par LinkedIn. Avec l’espoir enfin de générer un profit.

L’avènement de la blockhain

Si les crypto-monnaies ont connu une année noire, la blockchain, elle, a su démontrer tout son potentiel : en 2018, elle a dépassé sa simple preuve de concept vers une mise en usage efficace et transparente.

Cette nouvelle technologie, plus sure et surtout infalsifiable, a en effet été adoptée par de nombreux secteurs qui explorent encore ses possibilités : banques, hôtellerie, commerce, énergie, humanitaire, etc.
Le futur paraît encore incertain, mais en 2018 les bases ont été définitivement posées.

La guerre des influenceurs

Du côté de la communication, c’est la ruée vers l’or qui a été remise en question, à savoir celle des influenceurs. Si en 2018 les sociétés se sont avérées prêtes à débourser, les influenceurs de leur côté n’ont pas toujours été à la hauteur des espérances (la preuve avec les hôtels de luxe notamment).

Mais au lieu de devoir faire son choix entre véritables acteurs digitaux et escrocs faisant gonfler leurs chiffres, certaines entreprises comme Natixis ont choisi une voie plus judicieuse : mettre en place des programmes d’ambassadeurs. Une façon de valoriser ses propres salariés et de replacer l’humain dans la jungle digitale. Car il s’agit bien là de la problématique essentielle de ce nouveau siècle.

Toutes ces tendances auront-elles des répercussions sur 2019 ?
Eléments de réponse dans notre article sur les tendances 2019.

Dirigeants et Twitter : nos 8 conseils pour réussir

Mettez de la sérénité dans votre stratégie (et inversement)

Mettez de la sérénité dans votre stratégie (et inversement)

18 décembre 2018

La problématique n’est plus nouvelle, mais les difficultés restent inlassablement les mêmes : s’il est aisé d’ouvrir un compte sur Twitter, il est en effet bien plus difficile de parvenir à se faire entendre.

Il en va de même pour les dirigeants. Souvent, la peur de passer inaperçu, la peur du flop, empêche les chefs d’entreprise de se lancer dans l’aventure. Pourtant, les réseaux sociaux sont des outils indispensables dans la vie d’une société : communication, visibilité, gestion de crise, tout va maintenant beaucoup plus vite, et certains dirigeants ne peuvent plus se permettre de rester en queue de peloton.

Dans ce nouveau monde, la stratégie est reine. Vous ne deviendrez pas la sensation du web en une nuit bien entendu, mais si vous suivez nos conseils, vous serez à même de vous construire une communauté solide et cohérente.
La balle est dans votre camp.

1. Votre entreprise, votre bataille

La vie d’une société, c’est un peu les montagnes russes. Entre moments de calme, moments de doutes et moments d’euphorie, le dirigeant est au cœur des changements.
L’important donc, c’est de mettre en avant chaque temps fort sur Twitter : lancement d’un produit, diffusion d’une étude, bilans chiffrés, etc., chaque donnée positive est apte à renforcer l’impact global de votre entreprise.

Le petit plus : les événements, les engagements caritatifs, les galas, les anniversaires, etc.

2. Vos collaborateurs, vos alliés

L’âme de votre entreprise, ce sont à n’en pas douter vos employés. N’hésitez donc pas à valoriser ces précieux collaborateurs sans qui votre projet ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.
Les mettre en avant, les remercier de leur mobilisation et de leur travail, c’est donc aussi une façon pour vous de leur communiquer votre gratitude. Et ce en toute humilité.

3. Votre domaine, votre spécialité

Votre profil n’a pas pour vocation à rassembler toute la planète. La stratégie primordiale est donc de cibler votre écosystème. L’interaction en devient alors bien plus cohérente, et surtout bien plus aisée.
Qu’il s’agisse de décideurs, d’influenceurs ou simplement de potentiels clients, Twitter vous offre la possibilité d’entrer en contact, de vous tenir informés, de réagir aux mentions concernant votre entreprise ou vous-même.

Le petit plus : à vous d’impacter directement les médias via vos tweets. Votre visibilité devient une arme de communication.

4. Vos clients, vos interlocuteurs

Selon les gammes de produits que vous proposez, certains de vos clients peuvent être amenés à faire part de leurs interrogations (ou pire, de leur griefs) sur les réseaux sociaux.
Une présence digitale vous offre l’avantage de pouvoir répondre sans intermédiaire. Soyez donc à l’écoute, et montrez-vous accessible en toute bienveillance. La portée de vos réponses n’en sera que plus positive.

5. Vos crises… quelles crises ?

Sur Twitter, la rumeur peut se propager comme une traînée de poudre. Et votre présence est le meilleur moyen d’apaiser les flammes.
Une réaction prompte, réfléchie et intelligente est signe de confiance. A l’inverse, le silence permet à la rumeur de gagner, voire de s’enlaidir. Quand désamorcer paraît si simple, pourquoi s’en priver ?

6. Votre contenu, votre force

Les problématiques entourant votre domaine peuvent donner lieu à des débats, des remises en question, des études importantes. Pour un dirigeant, être vocal donne de l’identité à l’entreprise. De plus, les stratégies de contenu sont souvent les plus rémunératrices en terme de notoriété et de légitimité.
N’hésitez donc pas à écrire et à publier vos tribunes, articles, coups de pouce, coups de gueule, etc. Avec une visibilité intelligemment développée, vos écrits sauront trouver leur cible.

7. Vos idées, vos convictions

En tant que dirigeant, vous êtes de facto le garant « éthique » de votre entreprise. Vos combats, aussi personnels soient-ils, ont donc leur place sur Twitter.
Sans rentrer dans l’intime bien entendu, n’hésitez pas à mettre en lumière ces convictions qui vous tiennent à cœur : santé, pauvreté, parité, etc. Votre visibilité donnera un coup de pouce bienvenu aux fondations et associations ainsi soutenues.

8. Votre visibilité, votre futur

Les talents de demain sont tous, en majorité, sur les réseaux sociaux. Ce qui fait de Twitter l’un des meilleurs vecteurs d’embauche.
Que vous coûte un tweet pour signifier que vous cherchez un nouveau collaborateur ? Absolument rien – et vous le savez, on ne peut pas en dire autant des moteurs de recherche spécialisés.

Lucile : In Vino Veritas

Quand entrepreneuriat rime avec courage et passion.

Fondatrice d’un cabinet de conseil, Lucile se révèle dans sa passion

4 décembre 2018

Je suis l’heureuse fondatrice de LUV Conseil, un cabinet de conseil en gestion administrative. En réalité, cette structure a pour vocation d’incuber le projet qui m’anime intimement : exporter des trésors français, vins et spiritueux, à l’international.

Vous arrivez à me suivre ? Je m’explique. Aujourd’hui, j’accompagne les entreprises sur un plan comptable, juridique ou organisationnel (rédaction de statuts, augmentation de capital, clôture de comptes, audit, gestion de crise et conseil en management).

Ma réflexion a abouti sur le parti de lier l’utile à l’agréable : mêler mes compétences administratives à un projet à la fois lucratif et qui m’inspire…

Le projet

Je veux exporter des vins et spiritueux français à l’étranger, dans un certain nombre de pays différents, parce que c’est un moyen de mettre en valeur une des perles de notre patrimoine.
Là encore je m’en remets à une combinaison de deux ingrédients de ma personnalité : orientation vers l’international et dimension pédagogique. J’ai choisi un cursus universitaire en relations internationales. D’autre part, j’éprouve un grand plaisir à faire découvrir à des personnes qui n’ont, a priori, pas la culture ou les codes ce qui pour moi constitue un symbole de la société française. Ce qui me plaît tout particulièrement dans cette démarche, c’est de révéler des vins, d’en parler avec mes émotions, tout en m’adaptant dans le choix du produit et des mots, à des goûts différents des nôtres.

Par ailleurs, l’univers des vins et spiritueux est un véritable domaine d’arts en France, dont la transmission est facilitée par notre seule nationalité. C’est quelque chose que l’on ressent systématiquement lorsque l’on parle de vin à l’étranger, ce qui me rend fière. Et au-delà, je me sens invitée à apporter ma propre expérience sur tel ou tel produit.

En 2014, j’ai assisté à quelques cours du soir en œnologie à Saumur et j’y ai pris part avec délice. Aujourd’hui cette science et ses praticiens sont de précieux partenaires. Pour ma part, je souhaite conserver ma spontanéité et ma capacité d’émerveillement face à des découvertes de produits et ne pas trop m’approprier leur langage. Je crois qu’un néophyte reste plus ouvert et plus proche de ses interlocuteurs, contrairement aux hommes de métiers. Ces derniers me sont toutefois indispensables dans le sourcing et le conseil des vins en parfait accord avec les désirs de mes futurs clients.

En tant que fondatrice de ma structure, j’assouvis une envie de liberté dans mon travail. J’ai apprécié chacune de mes expériences, mais là, c’est moi qui décide et applique immédiatement mes décisions. J’assumerai également les conséquences si toutefois je commets des erreurs. C’est à la fois effrayant et grisant.

Parmi les vertus nécessaires à la réalisation de ce projet, il y a tout d’abord l’humilité : il faut être capable d’aller chercher l’appui des connaisseurs, ceux qui ont touché de près ou de loin au monde du vin. J’ai vraiment besoin de leur expérience. Ils sont autant d’enseignements qu’un voyage qui pourrait m’apprendre comment fonctionne un marché en particulier. Leurs conseils sont comme une mine d’or qui viendrait directement à moi.

Mais vient ensuite le discernement, ou comment « savoir faire le tri ». On ne peut pas tout faire, aller dans tous les pays et travailler avec tout le monde. Je dois faire des choix, et il y a forcément des conseils que je ne vais pas suivre.
La persévérance et le courage sont importants aussi. Devant l’ampleur de la tâche, on peut se sentir comme face à une chaîne de montagnes mais en réalité, il suffit d’y aller un pas après l’autre. La méthodologie ? Elle est toute simple : je décide de la tâche par laquelle je commence, je structure le reste. En l’occurrence, je choisis dans quel pays je me rends pour vendre ou juste pour écouter, sonder le marché. Ensuite, je m’attèlerai à définir mon business plan.

Portrait chinois

Si j’étais un projet, je serais celui de Geoffroy de Reynal : cet ingénieur de formation a créé l’Iglou, un abri innovant pour les sans domicile, conçu et fabriqué à Bordeaux. « Plus chaud, plus étanche qu’une tente, plus vaste et plus résistant. Lavable, réparable et recyclable, l’Iglou est compact et s’assemble facilement. Il est équipé d’une lampe solaire intégrée. »
J’admire l’homme autant que le projet, car ce seul individu est à l’origine d’une initiative qui va en aider beaucoup d’autres. Il a su fédérer, proposer une solution solide, et il sert une grande cause.

Si j’étais un objet, je ne serais pas une chope de bière mais j’aime néanmoins énormément son symbolisme : le concept de quelques bières d’un groupe en terrasse, ou du fond de mousse qui colle dans les verres vides et témoigne sans équivoque du moment de plaisir qui vient de se dérouler… C’est la représentation parfaite de la convivialité, de la simplicité. Cela me fait toujours un doux effet ! Ajoutez à ce tableau une bougie au milieu et ça fait une photo d’artiste… ou le banquet d’Astérix !

Vincent : “Dépasser le mur du son”

Cet ingénieur de production partage avec nous sa vision du monde… et du ciel juste au-dessus.

Vincent, ingénieur chez Zodiac Aerospace, nous raconte son quotidien

9 novembre 2018

Je suis ingénieur de production depuis bientôt 5 ans chez Zodiac Aerospace, leader mondial des équipements et systèmes aéronautiques.

J’appartiens à la division Fuel & Control Systems. Pour faire simple, nous concevons et fabriquons des systèmes de jaugeage de carburants. Notre technologie a pour fonction d’indiquer au pilote d’avion la quantité restante de carburant dans le réservoir de son appareil. Notre offre est complète et s’adresse à tous les aviateurs : Boeing, Airbus, Embraer, Bombardier, Dassault.

Plus précisément, mon métier consiste à aider les techniciens dans leur travail, ce qui me confère un véritable rôle de pompier au sein l’atelier de production. Les techniciens m’appellent parce que je sais résoudre les problèmes.

Le quotidien

Voilà comment cela se passe : au cours de la fabrication, les techniciens rencontrent ponctuellement des difficultés. Ma tâche est donc de caractériser l’anomalie avec eux en utilisant la méthode du QRQC, le Quick Response to Quality Control. Il s’agit de la résolution immédiate des problèmes à l’endroit même où ils surviennent, et par les personnes mêmes qui les détectent ou les subissent.
Les problèmes rencontrés peuvent être de nature technique ou logistique : sur certains produits par exemple, le technicien n’arrive pas à obtenir la bonne valeur de réglage ou d’assemblage. Il peut également s’agir d’un plan erroné ou encore d’un problème lié aux moyens de production. En effet, dans l’élaboration de notre technologie complexe nous avons recours à énormément de procédés manuels : nous mettons à profit des savoir-faire techniques très précis tels que le vissage, le collage, le sertissage, la brasure, etc.

J’aime beaucoup mon job, notamment pour la diversité que j’y rencontre d’une journée à l’autre. Je traite différents sujets avec des interlocuteurs très hétéroclites, et je suis consulté par les bureaux d’études partenaires pour apporter mon point de vue en tant qu’acteur diligent de l’atelier. Mon regard d’ingénieur plongé au cœur de la production est également valorisé au sein des autres services de Zodiac Aerospace : typiquement, je pourvois des éléments concrets au service Projet, et j’assure parfois l’interface avec la cellule dédiée pour signaler un problème sur un lot ou remonter le défaut au fournisseur. La population de techniciens avec laquelle j’échange quotidiennement est elle aussi très disparate : sur une trentaine de collaborateurs, l’amplitude d’âge va de 19 à 58 ans… La relation d’échange doit donc se construire au cas par cas, et cela explique pourquoi mes conseils sont raisonnés et appréciés. Au final, je suis un peu leur boîte à outils.

Les qualités nécessaires dans ce métier sont l’écoute et l’esprit de synthèse. Lorsque le problème est compris il faut certes savoir le résoudre, mais savoir également le reformuler pour le transmettre à la personne concernée. Il est impératif de hiérarchiser ses priorités pour mieux les gérer. Car en définitive, les deux axes les plus importants sont sans aucun doute la sécurité et la livraison du client.

Les valeurs

Ce métier reflète une importante leçon insufflée par ma mère : pour atteindre son objectif, il faut persévérer. Il faut aller chercher les conseils, les réponses, ne pas s’arrêter à la première difficulté. Lorsque je pars en week-end et en vacances, j’ai sur moi un objet qui illustre bien ma personnalité : mon couteau suisse. Je m’en sers pour tout. C’est une boîte à outils extraordinaire, une caisse de survie pour les premiers soins : ouvrir une bonne bouteille de vin, couper du saucisson, ouvrir des emballages, réparer son vélo sur le bord de la route, resserrer une poignée de porte, etc.

Mon rêve s’inscrit dans cette même démarche de progrès et de performance : dépasser le mur du son. C’est grisant la vitesse. A mes yeux, cette sensation fait écho à mon caractère et à mon besoin d’être un acteur des avancées humaines – aussi modeste ma contribution soit-elle.