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Réseaux, Influence et Numérique : le bilan 2018

Que retenir de cette année riche en rebondissements ?

8 janvier 2018

Tout le monde connaît l’expression consacrée : les années se suivent et ne se ressemblent pas. 2018 n’échappe pas à la règle. Plus que jamais, cette année aura été le théâtre de bouleversements et de prises de conscience, à tous les niveaux de la société.

D’un point de vue numérique, les enjeux ont été pléthores : Intelligence Artificielle, Blockchain, GAFAM, Fake News, autant de concepts, de technologies et d’entreprises qui feront le paysage numérique de demain.

Que faut-il donc retenir de ce cru 2018 ? Zibeline vous dit tout.

La débâcle Facebook

Après avoir tutoyé les étoiles, le premier réseau social du monde a vécu cette année un véritable cauchemar. Et chaque fuite dans la coque du bateau Zuckerberg a été suivie par une fuite plus importante encore.

D’abord, il y a eu les révélations de Cambridge Analytica, cabinet de conseil ayant utilisé les données personnelles de millions de comptes lors des élections présidentielles américaines de 2016.
Puis, il y a eu cette enquête du New York Times révélant que Facebook avait vendu à certaines sociétés des accès privilégiés aux données privées de millions d’utilisateurs.
Le média américain révélait également la stratégie de contre-attaque de la firme, qui visait simplement à discréditer ses détracteurs. Sans compter les piratages, les gonflages abusifs ou encore l’exposition accidentelle de photos privées.

En bref, ce fut l’année de tous les fléaux pour Facebook, dont la cote de popularité était ainsi vouée à sombrer. Un rayon de lumière malgré tout ? Les chiffres 2018 qui démontrent que le groupe reste en tête en terme d’utilisation : parmi les 5 applications les plus utilisées en France, Facebook place 4 de ses produits (avec Facebook Messenger, WhatsApp et Instagram).

« Fake news », un langage universel

On aurait pu croire le phénomène éphémère, pourtant force est de constater que les infox ont plus que jamais été au cœur de l’actualité 2018.

Avec la chute des médias dits classiques et l’avènement des réseaux sociaux, notre nouvelle façon de consommer l’information a ouvert la boîte de Pandore. Malheureusement, les décisionnaires, qu’ils soient dirigeants ou législateurs, ont été incapables de parer au caractère viral des infox, elles qui ne connaissent plus aucune frontière.

Si le terme est né en 2016 avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, c’est en 2018 que les fake news ont révélé leur secret le plus surprenant : un rapport du Sénat américain a démontré que contrairement aux idées reçues, ce n’est pas sur Facebook qu’elles sont les plus répandues, mais bien sur Instagram.

Quand visibilité rime avec exemplarité

En 2018, mieux valait s’apprêter à balayer devant sa porte. Sur Twitter notamment, où le clash des opinions fait la pluie et le beau temps du réseau social, nombreuses ont été les figures publiques à être sacrifiées sur l’autel de l’opinion publique.

A Hollywood notamment, où la notion de pardon est toute relative, on ne compte plus ceux qui ont été évincés ou qui ont perdu leur travail à cause d’un tweet. Et dans cette quête incessante du dérapage, tous les camps sont coupables : si c’est une certaine gauche engagée qui a participé à l’éviction du comédien Kevin Hart de la présentation des Oscars, c’est bien une certaine droite conservatrice qui a entraîné la chute du réalisateur James Gunn, tombé en disgrâce chez Disney.

Et si ces cas vous paraissent lointains, relisez le point précédent : les fake news, nous les pensions américaines elles aussi, il n’y a pas si longtemps…

LinkedIn, toujours pas rentable

Lorsque Microsoft a racheté LinkedIn en 2016, les dirigeants de la multinationale ne s’attendaient probablement pas à perdre autant d’argent. Car en 2018, le réseau social qui compte 260 millions d’utilisateurs actifs à travers le monde ne s’est toujours pas révélé rentable.

Dernière acquisition en date pour Microsoft, une startup spécialisée dans la gestion des ressources humaines. Achetée à environ 500 millions de dollars, celle-ci est vouée à être absorbée par LinkedIn. Avec l’espoir enfin de générer un profit.

L’avènement de la blockhain

Si les crypto-monnaies ont connu une année noire, la blockchain, elle, a su démontrer tout son potentiel : en 2018, elle a dépassé sa simple preuve de concept vers une mise en usage efficace et transparente.

Cette nouvelle technologie, plus sure et surtout infalsifiable, a en effet été adoptée par de nombreux secteurs qui explorent encore ses possibilités : banques, hôtellerie, commerce, énergie, humanitaire, etc.
Le futur paraît encore incertain, mais en 2018 les bases ont été définitivement posées.

La guerre des influenceurs

Du côté de la communication, c’est la ruée vers l’or qui a été remise en question, à savoir celle des influenceurs. Si en 2018 les sociétés se sont avérées prêtes à débourser, les influenceurs de leur côté n’ont pas toujours été à la hauteur des espérances (la preuve avec les hôtels de luxe notamment).

Mais au lieu de devoir faire son choix entre véritables acteurs digitaux et escrocs faisant gonfler leurs chiffres, certaines entreprises comme Natixis ont choisi une voie plus judicieuse : mettre en place des programmes d’ambassadeurs. Une façon de valoriser ses propres salariés et de replacer l’humain dans la jungle digitale. Car il s’agit bien là de la problématique essentielle de ce nouveau siècle.

Toutes ces tendances auront-elles des répercussions sur 2019 ?
Eléments de réponse dans notre article sur les tendances 2019.

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